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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 11:28

 

Si les vingt minutes de rencontre à Montlouis avec une quarantaine d' enseignants ont été un peu décevantes, dans une journée par ailleurs passionnante, nous nous sommes rattrapés ce mercredi 20 octobre au CDDP.

Nous n'étions pas nombreux et nous avions 3 heures devant nous.

Dommage pour les formateurs qui n'ont pas eu l'information, nos moyens techniques si évolués nous trahissent parfois!

Nous sommes revenus sur le haiku, dont il avait été trop brièvement question. Cette forme poétique courte accorde toute son importance à l'observation. Il est comme une sorte d'instantané. Il doit pouvoir se lire en une seule respiration et de préférence à voix haute. Il incite à la réflexion, à la méditation plutôt qu’au commentaire.

 

Un haiku dit Basho c’est simplement ce qui arrive en tel lieu, à tel moment.

Ah ! le liseron

A chaque rosée

Comme on s’attendrit !

Ryôkan

Vous trouverez bientôt une page à propos du haiku sur le côté droit de ce blog!

Nous avons aussi évoqué la force incitative des incipit. En poésie comme en prose. Avec des exemples (Boris Vian, André Breton, Roberto Juarroz) etc... Mais cette fois pas de mise en pratique.

Nous avons évoqué aussi la jeu de la répétition (J'attends, ça n'existe pas, Hier etc...)

Puis nous avons abordé un point qui me tient à coeur : la mise en relation de l'abstrait et du concret à travers divers jeux, que nous avons pratiqué avec délice!

Je vous en livre un produit :

 

Oh dis-moi la vérité sur l'immobilité?

D'aucuns disent que c'est un bouquet de perce-neige au pied d'un pommier

D'autres disent que c'est un corbeau noir posé sur un clocher

D'aucuns disent qu'elle ressemble à la mort

D'autres disent qu'elle est un rêve de pierre immortel

Et quand je demandais à mon chat

qui avait l'air de s'y connaître

il bondit sur une souris

qui lui fila entre les pattes

 

Ressemble-t-elle à une statue grecque

ou à une piqure anesthésique infligée par une infirmière sadique?

A-t-elle l'odeur de la neige

ou celle du bois pourri?

Est-elle froide comme le marbre

ou lisse comme un lac sans vent?

Est-elle blanche comme un grain de sel

ou sèche comme une momie?

Oh dis-moi la vérité sur l'immobilité?

 

Et pour tout vous dire sur cette production, elle a été précédée d'un premier jeu de questions (cachées) sur une notion abstraite, assortie par le hasard d'une réponse concrète, et elle doit sa forme au poète anglo-américain Wystan Hugh Auden qui lui s'interroge sur l'amour, bien sûr!

 

Nous n'avons pas vu passer ces trois heures, nourrie d'échanges, de digressions, d'exemples dont je ne peux rendre compte ici!

IMG_0279-1-.JPG

Et pour finir une image prise samedi par une amie de passage que j'ai accueillie à Tours, parée pour elle d'un tapis d'or.

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 18:34

 

Juste pour donner à voir en écho à l'atelier d'hier à la Ville-aux-Dames

 

010.JPG

 

Merci Micheline!!

 

009

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 09:34

mafpa2.JPGJ'étais attendue pour mon retour à Tours par les anciens de la Ville aux-Dames... Petit problème technique : impossible de retrouver le travail en cours... Mais la beauté de l'automne nous a inspiré, des souvenirs, des impressions...

 


 

Les champignons

 

On était gamins, j'étais avec mon papa qui nous emmenait dans les bois, entre Loches et Chanceaux. On ramassait les châtaignes, les champignons... Le jeudi on n'avait pas d'école, on y allait l'après midi, on trouvait des cèpes, des pieds de mouton, des chanterelles pas très grosses... et c'était bon!

 

 

Nous, on allait en forêt avec mon mari, il adorait les champignons, moi j'aimais pas trop ça, mais bon, je l'accompagnais quand même... je cherchais les petites fleurs. Un jour, je me suis éloignée, et peu à peu je me suis égarée...

je le cherchais je le cherchais, j'étais perdue, je le trouvais pas je le trouvais pas...Y'a un cheval qui s'amène, avec un monsieur dessus, j'ai eu la peur de ma vie, j'ai jamais voulu y retourner!

Tous les jours il rapportait des champignons, il fallait lui faire cuire, tous les jours tous les jours.

Un jour il a rapporté des champignons mais c'était pour me les faire connaître, et manque de chance je les ai fait cuire... Il pleuvait il pleuvait des cordes, j'ai été chez les paysans pour qu'ils appellent un docteur, ils voulaient pas se déplacer... On était du côté de Montoire

On est dans l'exode à ce moment-là

Enfin le docteur y s'amène avec sa grosse moto, de grosses lunettes, il me faisait peur!

Il a dit qu'il faudrait que mon mari mange 31 cervelles de lapin si ça s'arrangeait pas! Et crues!

C'est un truc qui m'est resté!!

c'est très délicat le champignon!

 

L'automne c'est les champignons, même ici, à la Ville aux Dames!

Madame Otodon - Gisèle - sa fille rentre dans le bureau, elle a ramassé des champignons.Est-ce qu'ils sont bons? Je commence à goûter une petit bout - il y a deux variétés - elles sont comestible toutes les deux

Autrefois on allait en voiture dans les bois de la commune avec un copain. Chacun ramenait ses champignons

jJ'y allais tout seule aussi en solex, J'adorais aller avec mon solex!

C'était ma vie rêvée

Une fois j'y suis allé en solex, et au retour pas moyen de le retrouver, j'ai tourné, pendant des heures. Enfin je l'ai retrouvé mais il faisait grand nuit.

 

P1040030.JPGLes feuilles mortes

 

Bourge, l'allée de Gione, elle me paraissait très grande, j'avais cinq six ans... Mon père m'emmmenait à l'école, mon plaisir c'était de marcher dans les feuilles mortes qui craquaient, qui crépitaient sous les pieds et qui volaient en l'air, je trainais en donnant des coups de pied dans les feuilles, mon père pressait le mouvement car il devait aller travailler, moi j'avais tout le temps d'aller à l'école!

J'avais 8 ans quand il est mort..

 

 

 

 

 

 

J' aime l'automne

 

 

J' aime l'automne P1040034.JPG

tout s'en va mais ça fait rien

je vois que l'été s'en va et que l'hiver vient

il est toujours avec moi l'hiver

j'aime les bois c'est joli

les feuilles qui tombent jaunes oranges

mordorées rouilles rousses ocres soufre

j'aime l'automne pour toutes ses couleurs

Les feuilles de toutes les couleurs, ça m'intéressait beaucoup

un beau tapis d'or

c'est la plus belle saison

c'est encore plus beau que les fleurs d'été!

 

J'aime les châtaignes arrosées de Bernache

Y a deux façons de manger les châtaignes,

les faire cuire à l'eau bouillante

le plaisir des enfants était d'en emporter plein leurs poches

et de les éplucher en route

quand on a une cuisinière, on fend la châtaigne,

on la fait cuire dans une poèle à chataignes

et on les mange toutes chaudes....

on peut aussi les mettre dans la cheminée

il faut savoir

tirer les marrons du feu

 

J'aime les vendanges

c'est gai

elles étaient plus poétiques

quand elles se faisaient à la main tous ensemble

les enfants venaient avec leurs petits seaux ramasser les grains

 

J'aime les cimetières fleuris de chrysanthèmes

de toutes les couleurs

 

J'aime la chasse

se lever assez tôt

marcher dans la nature

chercher un gibier

on le tue ou on le tue pas

on fait des kilomètres et des kilomètres

on s'arrête pour manger

dans un rendez vous de chasse

 

L'automne

les couleurs sont plus franches

plus affirmées qu'au printemps

c'est la promesse d'une nouvelle saison

d'une nouvelle année

Si on est encore là c'est qu'on garde espoir!

 

Avec ma soeur on ramassait les plus belles feuilles

on faisait des bouquets de feuilles pour la maîtresse

c'était la rentrée des classes

 

Tous les gens qui ont travaillé tout l'été

sont contents de voir venir l'hiver

L'automne on rentre le fourrage,

les betteraves

c'est la fin de longues journées de travail

on vendange

on engrange

on fait des soupes chaudes

des bourguignons

des pots aux feux

de la potée

du petit salé aux lentilles

du sanglier en marinade

des civets et des faisans

 

C'est l'automne

Les sangliers en rut s'approchent des maisons

et labourent les bords des routes

ils mangent les châtaignes

 

C'est l'automne

On va encore au escargots,

on enfile les bottes, on met le capuchon,

et puis surtout on prend son bâton,

et la lampe électrique

il faut y aller tôt le matin

on les met dans le panier à salade

Faut racler la bave d'escargot

ail et persil dans le beurre

 

C'est l'automne

Le brame du cerf - des cris terribles

ils appellent leurs biches

leurs bois s'entrechoquent

il y a des accidents

à la tombée de la nuit

 

C'est l'automne

On ramasse les citrouilles

et les pommes

on ramasse les noix et les coings

on va chercher de la bruyère dans les bois

 

Notre automne vous amène

doucement à votre automne...

 

 

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 20:29

P1040014.JPGJ'ai retrouvé les flamands roses, pour mon ami Francis Mizio

P1040001.JPGet ces incroyables poules plus une cinquantaines d'autres photos dont je vous fais grâce!

Samedi tout Nantes manifestait autour de l'hôtel de ville ou la quinzaine du livre jeunesse fêtait sa quarantième année

P1040035.JPG

avec de nombreuses animations, lectures, mail art, représentation musicale et poétique (les choeurs de ma bouche te diront mon amour de Guillaume Apliinaire par les Fous de Bassan) le Buveur de livres etc...

Pour ma part j'accueillais P1040036.JPGAlain Boudet, poète, editeur des Editions Donner à voir. Il nous a présenté sa nouvelle collection Tango (5€) petits livres soignés comme des bijoux, à l'italienne, à l'allemande, en accordéon, à découvrir sur son site.

Site de passeur, de lecteur avant tout et bel outil pour tous ceux qui aiment la poésie ou qui veulent la faire découvrir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et pour finir un rayon de soleil matinal sur la Loire

P1040032.JPG

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 21:03

 

jb1--52-.JPG

 

La serre était "exceptionnellement fermé"

et le soleil disparu derrière les nuages mais je n'ai pas regretté la balade au jardin botanique!

Jugez-en vous-même!

jb1--53-.JPG

 

et j'en ai une vingtaine d'autres aussi belles!

 

 

jb1--37-.JPG

jb1--36-.JPG Si vous voulez en savoir plus sur le Ehretia Dicksonii, faites comme moi, allez sur Wikipedia!

 

 

Mais le jardin botanique abrite aussi dejb1--54-.JPGs kangourous,

 

un âne, jb1--25-.JPGun cochon noir, des chèvres, des paons, un ou deux émeus, des perruches, jb1--20-.JPGdeux cicognes, des flamands roses, des canards, des poules comme je n'en avais jamais vues, enplumées jusqu'aux bas des pattes! des dindons, des pintades (je crois!)

et une ou deux tortues.

 

De retour à la maison - rue Sainte Radegonde - je prépare la venue d'Alain Boudet, mon invité pour la prochaine carte blanche - qui devait avoir lieu samedi et qui est retardé d'une journée pour cause de manifestation.

Rendez-vous donc à l'Hôtel de Ville dimanche à 14h30, pour une heure de rencontre et de lectures poétiques.

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 11:34

Ils étaient une quinzaine à participer à la première rencontre, à la maison de retraite de la Ville aux Dames. Le doyen nde l'assistance avait 98 ans et n'était pas le moins  engagé!

Soleil, fleurs, tarte aux pommes... C'est dans ce cadre accueillant que nous avons partagé la parole, échangé des souvenirs, retrouvé le goût de l'enfance, et des délicieuses bêtises que nous faisions parfois!

 

 

ON ETAIT JEUNE

 

 

Quand j'avais cinq ans, j'allais à l'école, je portais une petite jupe écossaise et un tablier noir avec un liseré bleu. Les garçons avaient un liséré rouge.

J'étais la plus jeune de ma famille et je me croyais toujours plus bête que les autres.

Je ne pensais qu'à m'amuser

Je ne m'en rappelle pas bien, c'est loin.

J'ai appris à lire, à dessiner et à faire des bêtises.

 

Un jour, en jetant un caillou par la fenêtre ouverte, ma soeur a cassé le broc et la grande cuvette.

On avait une bicyclette à l'âge de quatorze ans, elle a eu la sienne avant moi

Quand j'ai eu la mienne, elle me l'a prise Les freins avaient été changés, ils fonctionnaient mal et quand j'ai vu ma soeur foncer sur le mur, j'ai eu peur pour mon vélo!

J'avais peur de tout mais elle avait peur de rien. Elle avait quand même trois ans de plus!

 

A dire vrai, et à vrai dire, je n'aimais pas aller à l'école. Je connaissais le chemin, mais j'aimais pas y aller.

J'aimais bien m'amuser avec mes petits camarades

 

On jouait aux billes.

On essayait toujours de gagner. Elles étaient grosses comme le pouce. Tu lançais la plus grosse bille, et il fallait s'en rapprocher le plus près possible. Les grosses billes, on les appelait des calots. Elles étaient en terre et d'autres en verre de toutes les couleurs.

 

Moi j'allais à l'école à pied. Ça prenait bien trois quart d'heure.

Quand il pleuvait on mettait une grande capeline. Fallait traverser la voie ferrée. On était 5 -6 avec mon frère, on portait des galoches.

A midi, on mangeait chez une dame à côté. On n'était pas les seuls.

 

Moi un jour, j'ai lavé mon chat, il avait de longs poils et il était plein de puces. Je l'ai lavé et et puis je l'ai essuyé soigneusement. Il n'a rien dit, c'est mon grand père qui a râlé.

 

C'était après la guerre de 14

Nous les enfants, on allait réciter devant le monument aux morts :

« C'est pour ses morts dans l'ombre

ici bien venue

que le haut panthéon élève dans la nue... »

le maitre disait que j'étais fort pour ça. J'aimais bien.

On aimait ça. C'était touchant. On avait onze ans.

 

Une fois j'ai fait l'école buissonière. Mes parents ne l'ont pas su. C'était pour l'édification des communes. On posait l'électricité, je voulais les voir faire...

 

Moi j'habitais loin de l'école, alors on s'attendait pour y aller en bande.


Je me souviens de la remise des prix, le 14 juillet, et de la rentrée le 2 octobre

Une image pour dix bons points

Tableau d'honneur et félicitations

 

On ne faisait pas de gymnastique ni aucun sport.

 

Nous on nous faisait du chant. « De bon matin, le ciel éclaire la terre ...» (elle chante d'une joli voix claire et juste la chanson en entier)

j'avais dix-onze ans

 

Quand on était puni on faisait des tours de cour, quelquefois avec un cahier au dos.

On allait au coin, ou on prenait un petit coup de règle sur le bout des doigts.

 

On jouait à la marelle, à la corde

 

Y'avait des tilleuls ou des marronniers dans la cour.

Le tilleul, on le ramassait, on le faisait sécher et on le vendait pour la coopérative de l'école.

 

Nous on avait la cantine, l'été on mangeait dehors sous les préaus, la maîtresse déjeunait avec nous.

Mais on avait quand même 7 kms à pied.. Ete comme hiver. L'hiver on partait un peu plus tôt.

 

Nous on appuyait sur la sonnette des gens en passant.

 

Quand j'avais des mauvaises notes, maman me tirait les cheveux, elle était pas commode. Je tournais autour de la table pour pas qu'elle m'attrape!

 

Le matin il fallait allumer le poèle à charbon. Je le connaissais bien j'étais à côté!

 

Avant de partir en vacances, on ponçait, on grattait et on encaustiquait les tables, et on nettoyait les encriers. C'était de l'encre violette. On avait des buvards et des protège cahiers. Avec des plumes sergent majors pour faire des pleins et des déliés.

 

On apportait des fleurs à nos maîtresses.

On mettait en cachette les hauts talons trop grands de sa mère.

On était jeune!

 

La prochaine fois, on écrira peut-être un poème ou plusieurs, à partir de ces souvenirs!

 

La rencontre s'est moins bien passée en CLISS (classe d'intégration scolaire). 

Oubliant de leur offrir une activité manuelle parallèle à celle des mots, je n'ai pas canalisé leur inquiétude et leur énergie. Beaucoup d'agitation donc. La proposition était un peu trop difficile pour une première rencontre, elle n'était pas non plus celle que j'avais annoncé à l'enseignante...

Armand m'a cependant offert un beau pliage, un magnifique arbre éventail, et un lien affectif est né, même s'il n'a pas vraiment compris le rapport entre Armand, arme des enfants (ou larme d'enfant, car il a parlé des larmes qui coulent sur les joues)

 

Pas de photos aujourd'hui!

mais j'ai l'intention de faire un tour cet après midi au jardin botanique, alors demain, sans doute, je vous offrirai une ou deux images!

 

 

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 13:11

Aujourd'hui 12 octobre, je fais  grève, alors vous n'aurez que des photos!

 

 

P1030932.JPGP1030931.JPG

cette petite vierge qui surmonte une fontaine dans les rues de la vieille ville à Montluçon où avait lieu le week end passé un jeune salon du livre (deux ans)

 

P1030935.JPG

des canards qui papotent près du pont Saint Symphorien (le pont de fil, pont suspendu)

 

 

P1030937.JPG

L'ombre des arbres à travers le rideau et son reflet sur le mur d'en face

 

P1030938.JPG

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 14:18

vouvraydocu.JPGLes sixièmes se suivent et ne se ressemblent pas. Ou bien c'est moi qui varie, l'un et l'autre je crois.

Ce jeudi-là, nous avons commenté nos prénomsau fur et à mesure que les enfants les affichaient devant eux...  Certains savaient de quelle histoire, sainte ou familiale, de quel pays venaient leur prénom - ainsi avons nous appris que Gaelle signifie "petit ours" en breton. Ainsi avons nous remarqué que nombre de prénoms en France sont des noms de saint - saint Thomas, saint Paul ou saint (Jean) Baptiste... Quelle curiosité! Lezs enfants ne sa lassaient pas de demander l'histoire et l'origine des prénoms de leurs frères soeurs, amis... L'écoute poétique avait commencé mais nous n'avions que trois heures et iol a fallu continuer...

Et nous avons fait de bien belles trouvailles. Loire3.JPG

Abstrait/concret.

Un ogre spituel mangeait les âmes, tandis qu'un autre avait assassiné son imagination.

L'après midi

Je me suis cassée la tête

contre le mur de l'illusion

J'ai trop longtemps dormi sur un matelas de regret

Je suis partie avec une valise de chagrin

alors quand je t'ai rencontré

j'ai jeté ma valise

j'ai changé de matelas

et nous avons traversé la Loire ensemble

sur un pont de bonheur.

 

Et il faisait si beau quand nous sommes sortis du collège que j'ai pris mon vélo (merci Marie), et je me suis promenée jusqu'à la tombée du jour, et même après!loire5

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 13:56

Dans la Bibliothèque du Centre de vie, les mamans (pas de papas ce jour-là. Y a-t-il des mercredis avec papa? il faudra que je demande à Ludivine) arrivent avec un deux trois enfants chacune. Il y a de gros coussins de couleurs et une malle de livres, et des lectrices.

Les enfants sont chez eux, ils prennnent des livres, les feuillètent, les écoutent, les tendent à une lectrice, à une maman... P1030929.JPG

Aujourd'hui je suis là, Ludivine me présente : une poète, une auteur de livres...

Et nous nous nous mettons à l'écart, avec Nadine, Michèle, Hélène, Samira et Rachida... Nous abandonnons les enfants aux lectrices (bibliothécaires, permanents et bénévoles de Livre-Passerelle)

et... Oui! Nous écrivons, même celle qui ne sait pas (et qui dicte à Michèle) nous jouons avec les mots comme l'ont fait les collégiens.

Le hasard est de la partie, qui marie un mot et son image.

Ainsi apparait-il que

 

 

 

La musique est une pomme presque mûre que le vent fait tomber

L'amour est une berceuse qu'on murmure

ou un enfant qui récite l'alphabet

ou un gâteau enrobé de chocolat blanc qui craque sous la dent

Le crépuscule est une chanson que me chantait ma maman

La solidarité est une main qui s'ouvre

Le hasard est le meilleur ami de l'homme

la vérité est un livre

et une bibliothèque est une jungle sauvage et sage à la fois

Le bonheur est une peluche oubliée sur un fauteuil

Etre maman, c'est se lever chaque matin en aprréciant d'être en vie et en bonne santé.

L'envie est une famille qui s'agite avant l'heure

Le cri du coeur est un bonbon dans la poche

La vie c'est d'aider les personnes qui rencontrent des difficultés

Et la peur...

La peur est un verre d'eau!

 

Il est déjà cinq heures. On doit se quitter. On est heureux. Heureux de s'être rencontrés. heur'eux de se revoir merccredi prochain, pour de nouvelles aventures d'écriture!

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 08:49

Premières rencontres avec les collégiens d'Evres et de Vouvray.

Trois heures par classe pour aborder la poésie, moitié matière, moitié mystère...

Donner corps à ce qui n'en a pas, les sentiments, les idées... corps de sons, consonnes et voyelles. Corps de mots.

Rythme, surprise du sens, rencontre du parapluie et de la machine à coudre sur sa table de dissection. Inviter le hasard à notre table, une grande table en U dans la salle de documentation autour de laquelle se pressent 28 élèves.

Jeu de questions - Qu'est-ce que la liberté ?, et de réponse : C'est un livre rouge posé sur une étagère. Travail d'interprétation...

Poème collectif, en écho à un poème d'Hubert Mingarelli : J'attends la perle dit le merle/ J'attends le vent dit la voile.

Travail autour d'un mot source (Guillaume : Guitare de fantôme)

Poursuite du chemin ouvert par le jeu de questions-réponses : La liberté, c'est un livre... ou un oiseau qui vole dans le ciel?

Les enfants ont écouté les consignes, écrit, lu et écouté ce que chacun avait écrit. Les phrases écrites ont donné lieu à des commentaires, plus ou moins longs, de ma part pour dégager à l'occasion un effet de style, une trouvaille, ou au contraire une lourdeur inutile (il y en a d'utiles! ) de la part des élèves aussi, pour proposer un mot, une idée... Le portrait chinois nous a parfois aidés à donner corps à une émotion (si c'était un animal?)

Nous continuerons jeudi et vendredi avec de nouvelles classes.

Avec les mêmes consignes d'écriture, ou à peu près

Bien sûr une classe entière, cela fait trop de lectures et c'est pourquoi nous ne faisons que de courtes productions.

Le temps de lecture à haute voix de chacun est le plus important. C'est celui qui achève le geste d'écrire : être lu (entendu) par un ensemble de lecteurs (auditeurs), celui qui permet la réécriture, la réflexion, valorisant à tour de rôle chacun dans sa singularité, et lui donnant les outils d'une progression. Tous ensemble pour chacun à tour de rôle.

 

Lundi soir, dans le bus pour aller écouter Alain Mabanckou parler de son dernier livre : Demain j'aurai vingt ans à la boite à livres, j'ai levé le nez de mon livre (Nocturne Indien de Tabucchi, que je relis pour la cinq ou sixième fois au moins!) et j'ai vu le ciel. Je me suis soudain souvenue, à son éclat léger, à sa transparence , que j'étais à Tours!

Avec bonheur.

Sans rien d'autre à faire qu'écrire, lire, faire écrire, partager ma passion pour mon travail.

Poète, écrivain... un métier?

Nous avons, j'allais oublier de vous en parler, parcouru les anneaux de la petite chenille qu'a dessiné Gilles Bachelier pour expliquer le monde de l'édition, de l'auteur au lecteur.

Que de métiers entre l'un et l'autre, l'éditeur, bien sûr - sa maison d'édition, avec ses lecteurs (le comité de lecture qui sélectionnent les manuscrits), ses maquettistes, ses correcteurs, ses directeurs de collection, ses attachés de presses, ses comptables,  l'llustrateur, le graphiste, le distributeur et le diffuseur, (très important, ils empochent à eux deux 50 à  60% du prix du livre) le libraire, et puis les bibliothècaires, les critiques littéraires, les professeurs aussi et les documentalistes bien sûr... Tout un monde économique qui repose sur les textes des auteurs, longtemps encore après leur mort!

Mais il ne vaut pas oublier que les auteurs ont tous écrit (pas forcément publié mais écrit) de leur vivant!

Alors nous avons aussi (brièvement) parlé métier, droits d'auteur...

Alain Mabanckou lui nous a parlé de son enfance au Congo Brazzaville, de son rapport à la langue française (qu'il parle parfaitement bien sûr, alors qu'il enseigne à Los Angelès et parle donc aussi parfaitement l'américain, plus une ou deux langues africaines) de sa vision (d'enfant) du  Sha d'Iran et d 'Idi Amin Dada - entre autres!

 

courdecoleJ'ai rapporté un appareil photo, je vous invite à jeter un oeil dans la cour de récréation (aujourd'hui c'est mercredi les enfants ne sont pas là)

 

 

salon.JPGou à boire un café au salon!

 

 

 

 

 

Mais voilà le réparateur de chez Darty pour le frigo (oui j'en ai deux dans la cuisine, un qui fonctionne et l'autre pas)

j'attends aussi le chauffagiste (le voilà! et déjà les radiateurs tiédissent)

j'ai une nouvelle carte bleue, un chéquier, une nouvelle carte de bibliothèque..

Pour la carte d'identité il faut que j'attende le résultat de l'enquête (un mois et demi minimum. J'espère qu'on ne va me demander un certficat de nationalité pour cause de père inconnu!)

Un rayon de soleil pointe son nez... bonne journée!

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