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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 11:03

 

loire4.JPGC'est fini.

Madame Pelletier est venue faire l'état des lieux, (j'avais écrit l'été des lieux  J'aurais aimé c'est vrai connaître les lieux en été!!) je n'ai rien cassé sauf la machine à café qui a fondu sur la plaque électrique alors que nous parlions poésie ou littérature avec Béatrice...

C'est fini.

J'ai passé l'aspirateur, vidé le frigo, enlevé les draps, jeté les journaux, ramassé mes livres, mes poèmes, mes manuscrits.

C'est fini;

j'ai fermé les volets sur le ciel bleu et le soleil qui brillait innocemment au dessus de la cour de récréation, déserte en ce mercredi.

C'est fini

J'ai laissé du sucre, du thé, du café pour ceux qui viendront en mars habiter à leur tour les murs bleus et jaunes. Il y aura un couple, un bébé, la vie continue!

Mon sac est trop lourd, ma valise encore plus, le train m'emporte, le ciel si bleu tout à l'heure s'est couvert. Des mouettes font des taches blanches à l'extrémité d'une île à moitié noyée, est-ce la Loire ou le Cher?

C'est fini.

Mais à la bibliothèque Carlat hier soir, il y avait, outre du Vouvray pétillant et du jus d'orange, un gâteau au chocolat fait par les enfants de la CLIS, et diverses guiches et autres préparations personnelles. et il y avait, accrochés aux grilles, posés sur les étagères entre les livres, sur les écrans d'ordinateurs

des cocottes poétiques, des livres, des photos, des bateaux de papiers et des éventails à poèmes, des films, des enregistrements (en lien bientôt sur le blog)

Il y avait le sourire, le merveilleux sourire de Delphine, si heureuse pour ses petits.

Et ses petits autour d'elle, confiants, fiers, heureux aussi, qui découvraient la bibliothèque et au milieu des livres leur livre, leurs phrases, leurs oeuvres.

Il faisait trop froid, les anciens n'avaient pas pu venir de la Ville-Aux-Dames, mais ils étaient présents quand même. Par les photos et les textes qu'Olivier avaient accroché aux panneaux, Et par le texte On était jeune que Rachida et moi avons lu à deux voix. Les enfants ont écouté aussi attentivement que les grands.

 

Aujourd'hui, 15 décembre, tandis que je vous écris depuis le train dont chaque tour de roues m'éloigne un peu plus (les trains ont-ils encore des roues?) Yves Touret fête ses 98 ans, et Micheline lui offre le recueil de poèmes qu'elle a acheté pour lui.

De quel grand feu intérieur est venu tant de chaleur ? Merci Ludivine, Dominique, Michèle, Chantal, Marie, Dominique, Delphine, Rachida, Catherine, Claire, Marie, Marcel, Jean-Jacques...

Merci Colette, Armand, Mamadou...

Merci à toutes et à tous

Le ciel si bleu à Saint Pierre des Corps est tout à fait gris ici et maintenant.

De nouvelles aventures m'attendent dès ce soir : soirée lectures et vente de bijoux touaregs au bénéfice de nos amis peuls du Niger

Ils ont besoin de nous, la planète a besoin d'eux, nous avons besoin de la planète.

Je vous en reparlerai!

 

Pas de photos pour accompagner cette dernière chronique, je les attendais mais Ludivine me dit que les photos qu'elle a prises ne donnent rien du tout!

 

C'est fini mais bientôt des liens vers les images et les voix enregistrés aux collège de Vouvray et Esvres.

 

C'est fini mais bientôt d'autres résidents rue Ste Radegonde

Bientôt d'autres livres, d'autres lieux.

Finissons par ce petit poème imprimé sur l'invitation au pot de clôture. Il a été écrit dans le bus n°7, celui qui va de Ste Radegonde à Anatole France, place Jean Jaurès, Sanitas ou Raspail. Mon bus, quoi!

 

La loire est d'argent brun

D'argent roux d'argent rose

Elle caresses ses îles

Les oiseaux de leurs ailes

Caressent le ciel gris

Nous avons encore vieilli d'un pont

 

 

 

 

.

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 17:46

 

 

 

 

IMG_3502.jpg

 

Le niveau de la Loire a monté, les îles sont submergées, les arbres sortent directement des eaux boueuses que roule un fleuve coléreux qui semble fuir sa source, entraînant dans ses remous des branches et même des troncs qui flottent comme de grands oiseaux morts.

Chez mon amie Hélène, l'étang déborde et le rose du ciel se répand au pied des troncs.

 

Ma fin de semaine était bien remplie.

J'ai revu les quatre classes de sixième que j'avais rencontrées au collège de Vouvray en début de résidence. Et je verrai la cinquième demain matin! Grâce aux bons soins de Marie Mignot, la documentaliste, nous avons travaillé en demi groupe, écriture de haiku pour l'une des classes, mise en bouche, mise en voix pour les autres des poèmes écrits durant la première séance (et retravaillés en commun)

Vous pourrez les entendre mardi dans les boites à voix à la Bibliothèque Carlat, et en lien sur ce blog dans quelques jours!

Le week end aussi a été bien rempli.

Visite de cave samedi. Une belle cave en tuffeau où règne malgré le froid extérieur une douce température. Du plus sec au plus liquoreux, nous savourons des vins exquis, parfumés, fruités, longs en bouche, de cuisse claire, légèrement boisés, ou plus minérals, accompagnés de quelques amuse-gueules, huitres, jambon, rillons, boudins, andouillettes, et toasts de foie gras...

Le déjeuner qui suivit - crème de lentilles corail au lait de coco, haricots blancs au chorizo, fromages, salade, gâteau au chocolat et salade de mandarine, le tout arrosé d'une Bouteille de Pierre écrite et d'une autre de Trois coquelicots.

Je ne sais comment nous avons réussi à engloutir tout ça. La succulence de chaque mets seule peut expliquer notre résistance!

 

 

IMG_3473.jpg

Après cette journée mémorable du point de vue gustatif et amical, un dimanche gourmand m'attendait encore au prieuré de Sainte Cosme, où est enterré Ronsard, qui y vécut au milieu des roses -aussi mortes que lui en ce mois de décembre.

 

Là c'est moi, assise sur la chaise de Ronsard!!!!!!!!!!!!

IMG_3487.jpg

 

 

 

 

Et là, c'est sa maison, il paraît qu'en été elle est couverte de roses!

IMG 3488

 

De l'église il ne reste que cette belle arcade!

 

Mais le réfectoire est entier,  et le COLLOQUE INTERNATIONAL DE L'A.I.C.L

qui s'y tenait sur le thème de « L'IVRESSE LITTERAIRE »

mêlaient des universitaires de Tunisie, d'Egypte, d'Espagne, d'Israël, du Kosovo, d'Italie, de Grèce, de Russie, du Liban du Portugal, de Grande Bretagne  et bien sûr de France.

Le buffet était tout à fait honorable, et les interventions, limitées à 15 minutes paraissaient souvent trop courtes. De l'ivresse de la vertu (Rousseau, la nouvelle Héloïse) à l'ivresse mesurée de Mallarmé. Des alcools d'Apollinaire à l'ivresse baudelairienne, de Rimbaud à Debord en passant par Tolstoï, il y avait de quoi avoir la tête qui tourne!

P1040074.JPG

Sans parler, ou plutôt en parlant des vitraux de Tal Coat, dans le réfectoire

IMG_3469.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et des livres pauvres de Daniel Leuwers

IMG_3466.jpg

 

et j'emprunterai à Baudelaire, bien sûr la conclusion de ces journées, mais aussi de cette résidence

 

Enivrez-vous
Enivrez-vous sans cesse
De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise!

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 08:15

Le début de la fin

 

C'est le début de la fin, et comme tous les débuts, c'est difficile.

La semaine prochaine je quitterai la rue Sainte Radegonde. Je n'y serai plus chez moi. Ma résidence s'achève.

Et déjà, l'appartement n'a plus vraiment confiance en moi, la cour de récréation vide n'est plus ma complice, seules les gouttes de pluie accrochées sous la branche de l'arbre, de l'autre côté de la fenêtre de mon bureau, elles seules brillent encore avec le même éclat qu'autrefois, quand je n'étais pas sur le départ...

La semaine dernière encore, j'avais la vie devant moi!

Comme les jeunes adultes en formation qui ont participé à la quinzaine du livre à Amboise!

Dans la salle de la MJC chaleureusement décorée, meublée de livres, de coussins, de divans, des adultes penchées vers des petits leur murmuraient à l'oreille des histoires de toutes sortes, loups et princesses, grenouilles et papillons... on découpait, on collait à la table de Sarah, on créait des enveloppes de mail-art.

Quelques enfants sont aussi venus me rejoindre dans une petite chambre doucement éclairée pour écrire "ce qui reste d'un conte".

 

Une petite oie orange

Une tortue qui dort près des salades

une amitié

courses dans l'eau

histoires

voyages...

une belle amitié

Clara

par exemple

Le lendemain, jeudi, nous nous sommes retrouvés à la bibliothèque d'Amboise et les jeunes en formation sont revenus sur cette expérience de lecture à haute voix, de partage, oralement mais aussi par écrit :

 

Lire c'est comme une guirlande électrique allumée

Lire c'est de la neige qui tombe dans mon coeur

Fabien

ou

 

Lire c'est rêver, se donner des ailes

Lire c'est imaginer

Lire c'est donner et recevoir

Ophélie

L'après midi la neige est tombée sur Tours et sur Amboise et je suis rentrée à Paris où le Salon du livre de Montreuil avait déjà commencé.

A mon retour, c'était le début de la fin.

Au collège d'Esvres, les élèves ont dit les poèmes qu'ils avaient écrits lors de notre première rencontre. Ils ont même été filmés, et ce n'est pas si mal, même s'ils n'ont pas toujours réussi à se mettre le vers en bouche avec toute la gourmandise que requiert la poésie.

Mercredi, il n'y avait qu'une maman pour braver le froid et la pluie avec sa poussette et venir à la bibliothèque du Sanitas nous retrouver, mais son rire, son plaisir à partager nos jeux poétiques faisaient vraiment plaisir à voir. Une jolie jeune femme à la chevelure luxuriante, peintre enbâtiment de son état, et en chômage technique ce jour-là pour cause de pluie. Selon la méthode du cadavre exquis créé par les surréalistes, nous avons écrit des phrases loufoques destinées aux éventails que les primaires fabriqueront la semaine prochaine.

Celle-ci par exemple l'a enchantée :

"Le jour de Noel, une petite fille mange une coccinelle sans le faire exprès pour prouver sa force"

Voilà à quoi nous jouons, tandis que la neige recouvre brutalement les routes franciliennes, que le verglas affûte un peu partout en France ses couteaux mortels.

Ou encore :

A l'aube un berger du Niger est né sur une barque pour réveiller les hommes.

 

 

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 14:06

parc-de-ste-radegonde--6-.JPG

 

Quelqu'un pourra-t-il me dire le nom de l'oiseau perché sur la branche?

c'était hier au parc de Sainte Radegonde où j'étais allée faire quelque pas.

Le soleil et le froid brillaient tous deux de concert.

LIre, raturer, quelqu'un a dit que c'était ça la  littérature...

c'est en tout cas ce à quoi je m'applique assidument tous ces jours-ci!

Quand sortirais-je de ce roman, quand l'éditeur le sortira-t-il? Et quel éditeur?

C'est encore un mystère!

en tout cas, il aura été fini ici je crois!

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 16:15

 

 

 

khaïma 3

khaïma 2












C'est sous cette magnifique tente touareg que se tenait le coin des auteurs aménagé dans la salle Maria
Callas pour cette journée de "fête du livre" à la Ville aux Dames.

J'y ai retrouvé avec bonheur le souvenir d'un séjour à Chinguetti, en Mauritanie.
Et le nom que l'on donnait là-bas à la tente sous laquelle nous nous retrouvions :

Khaïma :

La tente, avec un j comme la jota espagnol. La khaïma est un personnage essentiel de la vie bédouine.
Aujourd'hui que les Bédouins sont en grande part sédentarisés, ils l'ont installée dans la cour de leur
maison, et c'est là, sous la khaïma, qu'ils mangent, qu'ils boivent le thé, qu'ils dorment souvent,
qu'ils vivent encore.

Faite de grands pans de tissus cousus ensemble, tendue autour d'un ou deux mâts de bois, elle abrite
sans étouffer, elle protège sans opprimer. On y installe les tapis de fibres colorés, les petits matelas
de mousse, quelques coussins et la voilà meublée.

Assise en tailleur sous la khaïma de l'auberge du Bien-être, j'écoute Ghaleb nous parler des premiers
siècles musulmans. L'ombre des oiseaux traverse la toile. L'ombre des arbres s'y balance

Extrait du Dictionnaire abrégé mais néanmoins amoureux de Chinguetti
dont vous retrouverez l'intégralité sur mon site!


Mais revenons à cet après midi du samedi à la Salle Maria Callas.
Les livres de la sélection nous attendaient à l'entrée, tous plus attirants les uns que les autres.
Outre la tente berbère, on pouvait admirer les expos des enfants, très sympas, de la maternelle à
l'élémentaire.

Etaient affichés aussi les textes que nous avons écrits ensemble à la MAFPA.

Toute génération mélangée, nous avons suivi avec plaisir les aventures poétiques d'une factrice maladroite,
inspirées d'un album de Thomas Scotto, jouées, dansées et mises en scène prAnne Rocheteau pour
la Cie des Chats pitres.

Et un peu plus tard, nous avons été régalé d'un délicieux conte moyen-âgeux raconté avec humour par les
comédiens amateurs du théâtre Nouvelle Lune.


C'était samedi dernier, à la Ville aux Dames.
Ce matin, jeudi, un peu de neige fondue est tombéedu ciel blanc.
Nous préparons déjà notre journée de clôture qui aura lieu le mardi 14 décembre, à 17h à la Bibliothèque Paul Carlat, au centre de vie du Sanitas.
Mais nous en reparlerons!

Cette page remplace la suivante qui à la suite d'un problème de mise en page est partiellement illisible.
Seule la photo donc est à garder et regarder dans l'article suivant!!
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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 09:48
Salle Maria Callas



khaïma 1




C'est sous cette magnifique tente touareg que se tenait le coin des auteurs aménagé dans la salle Maria Callas pour cette journée de "fête du livre" à la Ville aux Dames.
J'y ai retrouvé avec bonheur le souvenir d'un séjour à Chinguetti, en Mauritanie.
Et le nom que l'on donnait là-bas à la tente sous laquelle nous nous retrouvions :

Khaïma :

La tente, avec un j comme la jota espagnol. La khaïma est un personnage essentiel de la vie bédouine.
Aujourd'hui que les Bédouins sont en grande part sédentarisés, ils l'ont installée dansla cour de leur maison, et c'est là, sous la khaïma, qu'ils mangent, qu'ils boivent le thé, qu'ils dorment souvent, qu'ils vivent encore.
*Faite de grands pans de tissus cousus ensemble, tendue autour d'un ou deux mâts de bois, elle abrite sans étouffer, elle protège sans opprimer. On y installe les tapis de fibres colorés, les petits matelas de mousse, quelques coussins et la voilà meublée.
Assise en tailleur sous la khaïma de l'auberge du Bien-être, j'écoute Ghaleb nous parler des premiers siècles musulmans. L'ombre des oiseaux traverse la toile. L'ombre des arbres s'y balance
Extrait du Dictionnaire abrégé mais néanmoins amoureux de Chinguetti dont vous retrouverez l'intégralité sur mon site!

Mais revenons à cet après midi du samedi à la Salle Maria Callas.
Les livres de la sélection nous attendaient à l'entrée, tous plus attirants les uns que les autres.
Outre la tente berbère, on pouvait admirer les expos des enfants, très sympas, de la maternelle à l'élémentaire.
Etaient affichés aussi les textes que nous avons écrits ensemble à la MAFPA.

Toute génération mélangée, nous avons suivi avec plaisir les aventures poétiques d'une factrice maladroite,

inspirées d'un album de Thomas Scotto, jouées, dansées et mises en scène prAnne Rocheteau pour la Cie des Chats pitres.

Et un peu plus tard, nous avons été régalé d'un délicieux conte moyen-âgeux raconté avec humour par les comédiens amateurs du théâtre Nouvelle Lune.

C'était samedi dernier, à la Ville aux Dames.
Ce matin, jeudi, un peu de neige fondue est tombéedu ciel blanc.
Nous préparons déjà notre journée de clôture qui aura lieu le mardi 14 décembre, à 17h à la Bibliothèque Paul Carlat, au centre de vie du Sanitas.
Mais nous en reparlerons!

 





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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 16:40

Un poète et une jacinthe

 

radegonde-21nov--5-.JPG

Aujourd'hui, il faisait beau, comme on dit quand les nuages ne cachent pas le soleil et que sa lumière rend vives toutes les couleurs.

Alors j'ai eu envie de photographier Sainte Radegonde, l'arrêt de bus, la mairie, l'entrée de la rue Saint Gatien... Il y avait trop de lumière dans les premières photos : "surex"

J'ai dû y retourner plus tard...

 

Si je vous assure, c'est comme ça Sainte Radegonde, tout boisé au dessus des toits!

radegonde-21nov.jpg

 

 

 

 

Plus tard je revenais du Centre ville. J'avais bu du café irakien avec le poète Daniel Leuwers - qui a fait écrire et peindre

plus de mille "livres pauvres" (et qui m'a fait le grand plaisir de m'inviter à rejoindre cette belle collection)

Je revenais, donc, ravie de cette belle et brève rencontre, ravie de suivre avec lui une rue qui finissait dans les arbres.

En attendant le bus, j'ai acheté une écharpe et une jacinthe.

(des pommes de terre et des carottes aussi car on n'en trouve pas dans mon quartier!)

Par la fenêtre du bus, j'ai regardé la Loire s'entrouvir sur ses îles, se laisser caresser par le ciel et les branches

et je suis retournée à mon écran, décidément très heureuse d'être ici, maintenant.

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 19:20

petit-faucheux.jpegJazz à Tours

 

Le petit Faucheux a déjà une réputation nationale.

Le concert auquel j'ai assisté (le boeuf, l'impro, la soirée) samedi dernier n'a pas démérité!

Et plus encore que Sylvie Courvoisier et Mark feldam quartet, c'est la création originale portée par le Petit Faucheux qui nous a enthousiasmées, Micheline et moi. (Micheline, celle qui a fait les photos des couleurs d'automne que vous avez adoré!)

Pianiste , et même pianiste tourangeau  Cédric Piromalli alliait virtuosité et sensibilité d'une façon fascinante, accompagné du formidable batteur  : Paul Lovens et du sax Mikko Innanen - aussi subtils qu'inventifs et puissants l'un et l'autre! Et Hauta-Aho à la contrebasse, plus difficile à suivre mais également en phase et en écoute avec les trois autres, chacun comme seul avec son instrument, et en lien avec le groupe.

Magique!

 

Aujourd'hui, lundi, j'ai retrouvé Alexandra, Armand, Valentino, Laura... les douze petis élèves de Delphine. Ludivine était là, et aussi Bojana, et cette fois encore nous n'étions pas trop de quatre pour canaliser toute l'énergie et les peurs de ces enfants.

Pas de photos aujourd'hui car l'appareil de Ludivine ne marchait pas, mais nous avons terminé nos "livres collés" en y ajoutant des mots/ Mots découpés, pour leur sens, pour leur couleur ou leur typo. Lettre à lettre parfois pour en composer d'autres!

Armand, lui,  a fait un  bateau sur lequel il a collé "les poètes pleurent" et "la colère des marins". Il a beaucoup tenu à me l'offrir.

Vous pourrez bientôt voir tout cela sur le blog, promis!

 

 

 

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 14:52

AFCM8-JPG

C'était mercredi dernier à la Bibliothèque du Sanitas... Ludivine nous a appris à faire des cocottes en papier, vous savez : "Combien?" 5. 1,2,3,4,5... quelle couleur? Ton amoureux a les yeux bleus...

Ainsi jouions-nous aux voyantes dans la cour de récréation quand nous avions huit ans!

La poésie c'est aussi parfois cela, retrouver un esprit d'enfance...

 

Donc nous avons fabriqué des cocottes en papier jaune, et nous avons tiré aéu sort dans des enveloppes que j'avais préparées les éléments d'une phrase simple et mystérieuse à la fois .

 

AFCM6-JPGAFCM7-JPG

 

Vous pouvez en faire autant, ou bien venir jouer avec à la bibliothèque du Centrre de Vie du Sanitas.

 

 

 

Me voici à Paris depuis le 11 novembre, samedi je signais au joli salon de l'Autre livre où d'autres éditeurs que ceux qui monopolisent l'espace commercial présentaient d'autres livres que ceux dont on parle. Des livres plus beaux les uns que les autres.

Dont celui que j'ai publié aux editions Chants d'orties

Samedi prochain je rentrerai faire la fête à Tours, avec Micheline, Olivier et tous les anciens de la Ville-aux-Dames!

Je retrouverai Sainte Radegonde, et des poèmes étalés partout...

 

 

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 11:27

CLIS

 


CLIS4.JPG

 

A la veille de rentrer à Paris, quelques lignes sur les derniers ateliers.

CLIS2-JPG

En CLiS, avec Ludivine, Delphine et son assistante nous n'étions pas trop de quatre pour canaliser et soutenir l'énergie créatrice de nos petits!

 

CLIS1.JPG

Travail en cours qui se poursuivra à mon retour

résultats à suivre!CLIS3.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MAFPA

 

Le lendemain j'ai retouvé les pensionnaires de la Maison de retraite de la MAFPA à la Ville-aux-Dames, pour la dernière fois.

Déjà!

Comme il passe vite ce temps de la résidence!

Comme il est beau et plein !

Comme je travaille bien entre deux ateliers!

Quel plaisir de retrouver ceux qui travaillent avec moi.

Ceux qui ont lu les textes rédigés à la Ville-aux-Dames en auront certaiement apprécié l'étonnante richesse (il n'est pas trop tard pour remonter le cours des rubriques et pour les lire - pour ceux qui ne l'ont pas encore faits.)

Je dois dire que sans Micheline, jamais nous ne se serions allés aussi vite aussi loin!

Les ateliers-mémoire qu'elle mène régulièrement avaient déja "défriché" le travail, sa présence attentive auprès de chaque pensionnaire au cours de nos rencontres ont été capitales.

Qu'elle en soit ici aussi remerciée!

Dernière r'encontre donc. Nous avons joué comme des collégiens au jeu des questions réponses

 

Qu'est-ce qu'une présence?mafpa4.JPG

C'est entendre le bruit des vagues


Nous avons abordé le haiku

Quand le soir tombe

A-t-on envie de rire

de pleurer ou de rêver?

Simone


ecrit sur  d'es poèmes sur le poème :

Le poème s'ouvre au lever du jour

Le soleil se pose sur la pierre trouée

A son coucher il emporte mes rêves

Christiane

 

CG-cosmovision

 

 

 

Bibliothèque centrale

 

Le soir, pour la troisième - et dernière carte blanche qui m'a été donnée, je recevais Cathy Garcia, poète, plasticienne (comme on dit, elle préfère gribouglyphe!) et créatrice de la revue Nouveaux Délits, dont elle nous a raconté la naissance, et la lente reconnaissance, et aussi sa propre naissance de poète, ses difficultés, ses convictions, les rencontres qu'internet lui a permis de nouer.

Un vrai dialogue s'est noué avec le public, et la sincérité de la jeune femme a touché juste!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AFCM1.JPG

 

Et tout à l'heure, juste avant de prendre le train pour Paris, je retrouverai Ludivine et Malika à la Bibliothèque Paul Carlat, au centre de vie du Sanitas, pour écrire et jouer avec les mamans, tandis que les bénévoles de Livre-Passerelle liront, comme tous les mercredis, des histoires aux enfants!

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